février 23, 2018 Entrevues Pas de commentaire

Andrew Marr nous parle de la gestion des matières résiduelles en Colombie-Britannique

 

Directeur de la planification des déchets solides à Metro Vancouver, Andrew Marr a œuvré dans divers secteurs de l’organisation, dont la conservation de l’eau, les déchets liquides et la gestion de l’environnement. Spécialiste reconnu de la réduction et du recyclage des déchets solides, il enseigne la technologie de réduction et de recyclages des déchets au BC Insitute of Technology depuis 2004. Monsieur Marr participera au panel « Gestion des matières résiduelles au Canada : quelle région tire son épingle du jeu? », en compagnie de Christina Seidel du Recycling Council of Alberta et Gus Green de Waste Check de Nouvelle-Écosse. Entrevue avec le vancouvérois Andrew Marr.

Votre intérêt et votre implication dans le domaine de l’environnement ont-ils toujours fait partie de votre parcours? Et sinon, qu’est-ce qui en a été l’élément déclencheur?

J’ai débuté comme ingénieur chimiste en recherche et développement dans le secteur privé, mais le traitement des déchets dangereux provenant des batteries au lithium est ce qui a suscité mon intérêt pour l’ingénierie environnementale.

Comment les années que vous avez consacrées à la recherche dans le secteur privé ont elles influencé la façon dont vous travaillez actuellement à Metro Vancouver? 

Pour le dire simplement : dans le secteur public, nous pouvons faire des choses parce qu’elles doivent être faites et que c’est la bonne chose à faire. Toutefois, l’expérience du secteur privé m’a aidé à apprécier les contraintes que les entreprises ont lorsqu’elles sont motivées par le profit.

Vancouver souhaite obtenir le titre de « Ville la plus verte » en 2040, quelles actions dans le domaine de la gestion des déchets met-elle en place pour atteindre cet objectif?

Nous portons le nom de Metro Vancouver, mais la ville même de Vancouver (qui est la plus grande municipalité de la région métropolitaine de Vancouver) compte de nombreuses activités de gestion des déchets solides par l’entremise de son programme Zero Waste. Ce qui est particulièrement intéressant est le développement d’une stratégie visant à réduire les articles à usage unique.

Puisque vous participerez au panel « La gestion des déchets solides au Canada : quelle région tire son épingle jeu? » Pourriez-vous préciser de quelle façon la Colombie-Britannique se distingue des autres provinces canadiennes?

Voici quelques brefs exemples :

-Metro Vancouver a la plus grande population au Canada possédant une interdiction d’élimination des matières organiques.

-Nos programmes concernant la responsabilité élargie des producteurs sont les plus ambitieux, en particulier dans l’électronique.

-La Colombie-Britannique n’a pratiquement pas été touchée par l’optimisation des standards de la Chine face au recyclage des matières recyclables qu’elle reçoit, en raison de la capacité de recyclage des plastiques dans la province et parce qu’une séparation adéquate des matières a permis de garder nos papiers propres.

Andrew Marr sera du panel : «  Gestion des matières résiduelles au Canada : quelle région tire son épingle du jeu? ».  C’est donc un rendez-vous à la salle Gestion des matières résiduelles-2, le 14 mars à 10 h 30.

Texte écrit par : Tova Roy, Coordonnatrice marketing-partenariat, Réseau Environnement

Written by Reseau Environnement