février 8, 2018 Entrevues Pas de commentaire

Quand Olymel s’engage à réduire sa consommation d’eau de 25%

 

C’est avec une vision de réduction de l’empreinte environnementale qu’Olymel a confié à AXOR Experts-Conseils, en 2008, le mandat d’étudier la faisabilité de réduire d’au moins 25 % la consommation d’eau potable de son usine d’abattage et de découpe de porcs, située à Saint-Esprit. Aujourd’hui sur le bout de toutes les lèvres, le concept de réutilisation de l’eau s’est avéré la solution gagnante.

Carole Drouin, chargée de projet chez AXOR Experts-Conseils s’entretient avec nous à ce sujet.

En quoi l’industrie des aliments représente-t-elle une grande part de la consommation d’eau industrielle au Québec?

Les normes de salubrité de la production industrielle d’aliments imposent une consommation d’eau importante dans cette industrie. L’industrie québécoise des aliments représente 10% des prélèvements d’eau à des fins industrielles.

Quels ont été les principaux défis à la réalisation de cet objectif de 25%?

Les défis ont été autant de nature technique que de nature réglementaire. Il était clair tôt dans le projet que les mesures conventionnelles d’optimisation de consommation d’eau potable ne seraient pas suffisantes pour atteindre l’objectif de 25% de réduction.

L’approche de recycler les eaux usées traitées est apparue comme la plus prometteuse, mais il a fallu plusieurs étapes pour définir la bonne approche technologique pour prendre l’effluent traité et en faire une eau réutilisable. Un essai pilote d’une durée de 12 semaines a permis ultimement de faire la démonstration technique de la faisabilité du projet.

Parallèlement au développement technique du projet, l’obtention de l’accord de principe de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a nécessité plusieurs échanges pour convaincre les intervenants de l’acceptabilité et de l’innocuité pour le produit final.

En quoi ce projet a changé les façons de faire en gestion de l’eau partout au Canada?

Au sein de l’industrie agroalimentaire, de même qu’au sein de l’ACIA, le projet a aidé à faire avancer la sensibilisation à la réutilisation de l’eau et à faire prendre conscience que pour certains usages, l’innocuité du produit ne requiert pas toujours d’utiliser l’eau potable.

Venez en apprendre davantage sur ce projet d’Olymel au Salon des TEQ le 14 mars prochain à 14 h dans la salle Innovations. Une conférence présentée dans la session Réutilisation et valorisation des ressources de l’eau.  

Propos recueillis par : Geneviève David Watson, coordonnatrice communications, sensibilisation et relève chez Réseau Environnement.

Written by Reseau Environnement